Accueil » NEWS » Quoi faire quand on s’ennuie ?

Quoi faire quand on s’ennuie ?

Femme qui s'ennuie

Spontanément, nous n’aimons pas nous ennuyer. L’état émotionnel est déplaisant. Quant à la question « Quoi faire quand on s’ennuie ? » La sempiternelle réponse consiste à citer 1000 choses à faire, au point qu’il apparaît que la question dérange les autres.

A priori personne n’a envie de s’ennuyer. D’autant que c’est assez mal vu par la plupart de nos contemporains à tel point qu’il est recommandé aujourd’hui d’utiliser les périodes de temps jugées « non rentables » tels les déplacement en bus, métro, automobile, pour s’informer ou se former via des podcasts en voie de multiplication.

En guise de SOMMAIRE résoudre cet apparent problème de l’ennui oblige à répondre à 5 questions :

1/C’est quoi au juste cet état émotionnel ?

  • L’impression de vide, de lassitude, de désintérêt, de désoeuvrement,
  • Sans aucune raison apparente,
  • Et qui dure dans le temps,

2/Comment ce l’ennui est-il perçu ?

  • Il est associé à l’oisiveté, à la paresse,
  • Mais aussi, plus récemment, à une perte de croyance en la réalité,
  • Qui peut conduire à une grande détresse,
  • Et auquel on répond invariablement par une injonction à « entreprendre », à « faire »,

3/Alors, avons-nous raison de lutter contre l’ennui ? Pas sûr.

  • L’ennui n’est pas un vide qu’il faut remplir, mais un trop plein qui ne laisse plus rien entrer,
  • L’ennui est un temps refusant de s’ouvrir à l’action,
  • L’ennui pose la question du « désir »,

4/Comment un être, pourtant porté par son désir, en vient-il à n’avoir d’intérêt pour rien ?

  • L’ennui viendrait d’une lucidité sur la condition du désir, d’une conscience aiguë de son insatisfaction structurelle. D’une perte d’illusion qui dirait « TOUT DESIR EST VAIN ». TOUT EST VACUITE.
  • L’ennui n’est qu’un symptôme d’une remise en question de notre condition humaine. Tout est périssable. Je vais mourir.

5/Comment faire quand on s’ennuie ?

  • Pour se mettre à distance du « tout est vain », il faut mobiliser une force d’âme, il faut s’arracher de son état émotionnel dans le but de tracer par ses efforts une figure humaine.
  • Qui consiste à consommer son désir sachant qu’il est le chemin de sa mortalité !
  • Désirer c’est après consommation accepter des deuils successifs.
  • Ces deuils successifs du désir obligent alors à Méditer sur la condition humaine et sur sa propre condition…
  • Toute méditation conduit à une recherche de sens. En nous révélant la fragilité du périssable, elle nous engage à la quête du permanent.
  • Trouver un sens caché aux choses nous permet alors de limiter cette angoisse existentielle originelle liée à l’absence de signification et de direction.
  • L’Etre humain court après un Sens qui lui échappe : une matrice, un code qui expliquerait le Tout.

Conclusion :

Contrairement aux animaux, les êtres humains, dotés d’une conscience, sont voués à l’angoisse, à l’absurde, voire à la mélancolie, lorsqu’ils constatent leurs limites.

Finalement la mission ou la vocation de chaque être humain serait d’accepter ses limites tout en les dépassant. Joli paradoxe, drôle de gageure qui obligerait chacun à un compromis dans l’espoir de faire émerger un « moi authentique ».


Si vous souhaitez aller plus loin …


Description :

S’appliquer à faire advenir son « moi authentique » c’est tenter de déterminer quel est le moteur de sa vie et de ses envies. “ Qui voulons-nous être? Qu’est-ce qui nous tient réellement à coeur? Quel est notre « Pourquoi ? » Qu’est-ce qui a du sens pour nous ? Cette quête introspective permet d’identifier vers quoi pointe “notre boussole intérieure”.

BIG WHY ET MISSION DE VIE

47.00 €

Avec la Garantie « Satisfait ou remboursé » dans les 30 jours.


1/C’est quoi au juste l’ennui ?

« L’ennui se présente sous la forme d’un état émotionnel ou psychologique ( Impression de vide, de lassitude) vécu par une personne dont l’occupation quotidienne est dépourvue d’intérêt, voire monotone. » Wikipedia

Toute personne en situation de désœuvrement, ressent l’ennui. La personne concernée dès lors ne ressent aucun intérêt ou besoin, et ce dans une amplitude de temps assez longue ce qui accroît ce désoeuvrement.

On peut donc dire que l’ennui est un état émotionnel qui laisse toute personne en état de désoeuvrement, son attention ne répondant à aucun intérêt.

2/Comment ce comportement est-il perçu ?

Longtemps les philosophes ont associé l’ennui à l’oisiveté. De nombreux auteurs, moralistes et philosophes ont partagé ce point de vue tout au long des siècles.

Ainsi, dans son ouvrage « Pensées », publié en 1670, le philosophe Blaise Pascal évoquait cette attitude comme une « misère sans cause »; il définissait l’ennui en ces termes :

« Rien n’est si insupportable à l’homme que d’être dans un plein repos, sans passions, sans affaire, sans divertissement, sans application. Il sent alors son néant, son abandon, son insuffisance, sa dépendance, son impuissance, son vide. Incontinent, il sortira du fond de son âme l’ennui, la noirceur, la tristesse, le chagrin, le dépit, le désespoir. »

Le moraliste Jean de La Bruyère, auteur du texte « Les Caractères », donne une représentation de l’ennui dans son chapitre XII, De l’Homme :

« L’ennui est entré dans le monde par la paresse, elle a beaucoup de part dans la recherche que font les hommes des plaisirs, du jeu, de la société; celui qui aime le travail a assez de soi-même. »

Voilà bien des points de vue moralistes, sans doute influencés par l’Eglise. Point de vue que l’on rencontre encore aujourd’hui dans des propos simplistes.

Ce n’est qu’en 1960, que l’auteur italien Alberto Moravia, dans son roman « L’Ennui », y voit la notion d’incommunicabilité.

« L’ennui est pour moi véritablement une sorte d’insuffisance, de disproportion ou d’absence de réalité. » Ce qui caractérise cet ennui consiste, en définitive, en une perte de croyance en la réalité.

La retraite, période où le travailleur cesse d’exercer sa profession, est souvent décrite comme une période où l’ennui est ressenti comme le risque principal. L’ennui est alors associé à l’improductivité.

Cette sensation peut quelquefois entraîner un état de détresse émotionnelle, telle que la tristesse. N’oublions pas que le dicton populaire lie l’ennui à la mort : « S’ennuyer comme un rat mort », « S’ennuyer à mourir », « Tuer l’ennui ».

Celui qui traîne ou manifeste son ennui est voué la plupart du temps à la vindicte populaire. La seule chose qui lui est proposée est une injonction à faire ! Ce qu’il ne peut faire…Puisque son problème demande une solution plus complexe et plus adaptée.

Ainsi, peut-on lire régulièrement, dans les magazines, une liste de choses à faire pour vaincre l’ennui…

  • Prenez des nouvelles de vos proches
  • Prenez l’air
  • Réorganisez votre intérieur
  • Aidez les autres
  • Jouez
  • Regardez de vieux films
  • Faites vos albums photos
  • Faites du sport
  • Triez les courriers et documents en tout genre
  • Faîtes une séance de yoga dans votre salon
  • Commencez une nouvelle série avec plaisir
  • Lisez un bon livre
  • Essayez de méditer
  • Peignez enfin cette pièce que vous vouliez refaire depuis longtemps
  • Faites des coloriages pour adultes
  • Lancez-vous dans un blog
  • Essayez des recettes de cuisine
  • Suivez un cours à distance
  • Apprenez un instrument
  • Rendez service à vos voisins
  • Faites des jeux de société
  • Aidez vos enfants à réorganiser leurs chambres

L’injonction est vaine.

Rien ne sert de proposer des activités à celui qui s’ennuie, car un manque de motivation profond empêche de se lancer dans n’importe quelle activité. On ne parvient qu’à ajouter de la culpabilité à l’ennui !

3/Alors, avons-nous raison de lutter contre l’ennui ? Pas sûr.

« L’ennui n’est pas un vide qu’il faudrait remplir, ce n’est pas un manque d’activité, mais un trop plein, une densité qui ne laisse plus rien entrer et qui efface toute chose. » C’est ce que nous dit Frédéric Vengeon dans La lettre de l’enfance et de l’adolescence – La force de l’ennui.

4/Comment un être, pourtant porté par son désir, en vient-il à n’avoir d’intérêt pour rien ?

L’ennui viendrait d’une lucidité sur la condition du désir, d’une conscience aiguë de son insatisfaction structurelle : tout désir est vain ! Il ne promet que déception et douleur mêlées.

On voudrait que celui qui s’ennuie ait tort et à défaut de le convaincre, on le culpabilisera : son ennui est paresse en un temps utilitariste.

Comment peut-on oser refuser sa propre condition ?

5/Comment faire quand on s’ennuie ?

Face à l’ennui, la vraie question est donc la suivante : Comment accepter sa propre condition ?

Etrangement, l’ennui nous permet de prendre de la distance, de nous détacher de notre corps et de notre environnement pour réfléchir sur nous-mêmes, sur l’acceptabilité de notre condition en tant qu’espèce humaine.

L’ennui n’est qu’un symptôme d’une remise en question de notre condition : qui suis-je, où vais-je et dans quel état j’erre ? C’est une injonction pour le coup à se finir… Comprendre le monde, se comprendre, comprendre les autres. L’ennui est à la fois une question de survie et d’évolution. Faute de réponse à sa propre quête existentielle, on risque bien de ne pas y survivre.

Il lui faut alors s’arracher à cette appréhension sidérante de la vacuité du désir, de cette anticipation d’une fin ombragée pour tenter de construire son motif d’homme.

Pour mettre à distance cette conviction de la vacuité, il faut mobiliser une force d’âme, il faut s’arracher dans le but de tracer par ses efforts une figure humaine.

Il faut gagner une certaine générosité envers soi-même et les autres en acceptant de rencontrer son désir au prix de sa mortalité. On ne sortirait de l’ennui que par une conduite de deuil envers soi-même. Une persévérance bienveillante, à même d’accueillir et de situer les deuils successifs, est peut-être la voie pour sortir de l’ennui.

S’il y a bien une occupation à conseiller dans le cas de l’ennui, c’est la méditation sur la condition humaine et sur sa propre condition…

C’est quoi méditer sur la condition humaine ?

La notion de condition humaine a fini par revêtir un sens philosophique pour souligner une situation dans le monde, une manière d’y être présent, d’y vivre et d’y agir.

Quel qu’il soit, misérable « tas de secrets » ou monument de « mystères », tout homme ne peut pas ne pas méditer sur sa propre condition. Le thème « Méditation sur la condition humaine » n’est pas abusivement ambitieux : il est tout simplement humain, écrit Maurice Marois dans le prologue de sa conférence le 20 juin 1984 :

Il ajoute plus loin : « Toute méditation sur la mort est une méditation sur la vie, sur le temps, sur l’homme, sur la société, sur l’histoire, sur la civilisation, sur la souffrance, sur l’échec, sur l’espérance, sur la fin et sur les fins. Elle est une recherche du sens. En nous révélant la détresse du périssable, elle nous invite à la quête du permanent. »

L’Etre humain cherche sans doute à chasser l’insensé qui est en lui en trouvant un Sens qui lui échappe.

Trouver un sens caché aux choses nous permettrait de juguler cette angoisse existentielle de l’absence de signification et de direction.

Claude Lévi-Strauss nous guide vers cette quête de sens. Selon lui, une des caractéristiques de ce qu’il appelle « la pensée sauvage » est qu’elle est tout d’abord, encore vivante en nous, puis qu’elle nous dirige inéluctablement vers le fait de considérer que le monde tout entier n’est que l’expression d’un message, d’un discours qui comporteraient un signe, un élément du message général et global. Une sorte de symbole universel, d’un code qui expliquerait le Tout.

Il est donc impossible pour l’Etre Humain de considérer que seul « l’insensé » guide notre monde, sa création et la direction qu’il prend.

Ainsi la conscience expose l’existence humaine à l’angoisse, à la culpabilité, à l’ennui, à la mélancolie, au sentiment de l’absurde, tout tourment dont l’animal est protégé par son hébétude. Ce que ce dernier perd en dignité, il le gagne en inconscience de ses propres limites et en quiétude.

Au-delà des déterminismes qui pèsent sur sa vie, chaque être aurait en lui un « moi authentique » à faire advenir. Loin d’être fixé par avance, ce moi authentique serait « comme un horizon vers lequel je tends, comme une destination, un mouvement permanent. Mieux, comme une « vocation », explique le philosophe Jean-Louis Bischoff à propos de Pascal dans un ouvrage récent  (Penser la notion de rencontre, éd. L’Harmattan, 2017).

Selon un sondage, 63% des Français s’ennuient au travail, et bien souvent dans le plus grand des secrets. Mais alors que 51% des femmes vivent mal cette situation, seulement 39% des hommes partagent ce mal-être.

Ce chiffre est le fruit d’une étude élaborée par le cabinet de recrutement digital Qapa.fr

Si vous souhaitez aller plus loin …


Description :

S’appliquer à faire advenir son « moi authentique » c’est tenter de déterminer quel est le moteur de sa vie et de ses envies. “ Qui voulons-nous être? Qu’est-ce qui nous tient réellement à coeur? Quel est notre « Pourquoi ? » Qu’est-ce qui a du sens pour nous ? Cette quête introspective permet d’identifier vers quoi pointe “notre boussole intérieure”.

BIG WHY ET MISSION DE VIE

47.00 €

Avec la Garantie « Satisfait ou remboursé » dans les 30 jours.

close

Lancez votre blog avec la compil' des checklists !

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *